Ecrire pour vous - Message de l'entreprise


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UN AMOUR SUR MESURE (4) 

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Chapitre XV

Je vais avoir mon signe quelque quinze jours plus tard, après lui avoir annoncé que c'était fini. Et ce signe, je vais le provoquer de façon détournée.
Je décide de lui envoyer un message par sms mais de manière  subtile en m'adressant non pas à lui mais à une amie factice que j'invente et à qui je suis sensée avoir fait des confidences sur mon histoire sentimentale. Et, pour que mon texte soit bien crédible et qu'il ne puisse se douter de rien, je fais comme si cette amie avait pris de mes nouvelles et attendait une réponse de ma part.
Ma main tremble sur le clavier.
 "Merci Isa et pour répondre à ta question : non, il ne m'a pas rappelé. C'est horrible, je pense à lui tout le temps, il a du m'oublier".
Immédiatement derrière, je reçois en retour un sms.
"J'ai reçu un message vide"...
Excellent, il joue le même jeu que moi...
Bien sûr que non qu'il n'était pas vide mon message et bien sûr que oui qu'il l'a lu, c'est trop chou, je l'adore...
Pour autant évidemment, il n'est pas question que je me dévoile.
Je continue à jouer la gourde et lui répond que " je suis désolée, que je me suis trompée, que ce message ne lui est pas adressé et que j'espère bien qu'il était vide ?"
- Tu en es sûr ?
"Oui", me confirme-t-il, "ne t'inquiète pas."
Trop drôle...
Au moins, il sait que je pense toujours à lui, c'est l'essentiel.
Une semaine passe et je brûle d'envie de le rappeler mais je tiens bon et ne bouge pas.
Finalement, au bout de quinze longs jours, je craque et j'essaie de le joindre et là, j'apprends que de son côté, c'est la même chose, qu'il pense à moi tout le temps, qu'il est reparti en Bretagne dernièrement pour aller voir sa mère et qu'il a bien dû passer une dizaine de fois devant la maison de mes parents.
Je suis tellement émue d'entendre que son ressenti est le même que le mien que j'en tremble (oui, je sais, encore... je suis très émotive) en l'écoutant.
Du coup, nos cœurs brûlant de la même flamme, nous décidons de nous revoir pour discuter.
Et ça tombe bien car le 5  juillet approche et le 5 juillet, c'est mon anniversaire. Nous arrêtons donc cette date pour nous retrouver... et pour parler... car le but, c'est quand même qu'on se parle.
En raccrochant, je n'arrive pas à réaliser que je vais le revoir. J'ai l'impression d'être dans la troisième dimension.
Paradoxalement, dans les jours qui suivent, je me sens bizarre, pour ne pas dire complètement à côté de mes pompes, c'est comme si la concrétisation de mon désir me paralysait, c'est très étrange.
Et je vais lui dire quoi maintenant, une fois que l'on sera l'un en face de l'autre ?
Cette question me taraude parce que ce qui m'arrive est inédit. Jamais, au grand jamais de ma vie, je n'ai ressenti un tel soulèvement intérieur, mélangé à autant de questionnements et à autant de peurs. Et je présume qu'il vit la même chose de son côté. Donc, à nous deux, mes amis, si vous voyez ce que je veux dire, l'affaire n'est pas simple....
Mais je vous avais prévenu, chers lecteurs, nous sommes deux hypersensibles et en plus, deux êtres très complexes, dotés chacun de deux caractères bien affirmés et de deux susceptibilités à ménager donc forcément, comme qui dirait, "ben, c'est pas de la tarte..."
Surtout que mon Capitaine est très, très susceptible... Il remporte même la Palme d'Or de "qui est le plus susceptible de nous deux".
Bref, au final, après m'être posé dix mille questions et n'avoir trouvé aucune réponse à aucune d'entre elles, je me dis que quand il sera là, nous serons deux et que les choses qui devront se dire se diront, ben oui... c'est aussi simple que ça.
Y'a pas de quoi fouetter un chat, non mais je vous jure !



Chapitre XVI

On s'était donné rendez-vous chez moi.
Il est arrivé pile-poil à l'heure.
Normal, c'est un militaire tout de même !
Quand j'ai ouvert la porte, je l'ai trouvé encore plus beau que dans mon souvenir.
Déjà qu'il était très beau avant notre séparation mais là, il était carrément magnifique. Je ne sais pas, il y avait quelque chose de différent dans sa coupe de cheveux et j'ai trouvé que ça lui allait très bien.
Mais pas seulement...
On s'est embrassé sur la joue...
J'étais un peu intimidée...
Ça faisait quand même cinq semaines qu'on ne s'était pas vus mais j'avais l'impression, en même temps, comme à chaque fois qu'on se retrouvait, qu'on s'était quitté la veille.
Nous décidâmes d'aller au restaurant sans plus attendre et de discuter tranquillement une fois là-bas.
Mais avant...
- Tiens, c'est pour toi, me dit-il en me tendant un petit paquet.
- Pour moi ?
- Oui...
- Ah, c'est trop charmant, c'est un petit cadeau ?
- Ben oui... me répond-t-il avec un regard énamouré.
Je suis vraiment émue qu'il ait pensé à m'offrir un cadeau mais encore plus émue lorsque j'en découvre le contenu et que j'apprends qu'il l'a acheté lors d'une mission récente où il était en Jordanie alors que nous étions séparés et censés ne plus devoir communiquer.
- C'est incroyable ce que tu m'as acheté, lui dis-je, une fois le paquet ouvert où je découvre un masque à la boue de la Mer Morte, des sels de bain à la boue de la Mer Morte et une crème pour les pieds, également produit de la Mer Morte, que des choses naturelles, tout ce que j'adore alors que je ne lui ai jamais révélé quoi que ce soit de mes goûts en matière de produits de beauté.
Je pense à cet instant que mon Capitaine est doué d'une intuition remarquable, inimaginable mais surtout que c'est quelqu'un d'attentif et de très attentionné.
- Werner, ça me fait hyper plaisir... tu ne peux même pas t'imaginer... C'est vraiment adorable. Je te jure, ça me touche énormément.
Je suis heureuse car je vois bien qu'il est heureux lui aussi de me rendre heureuse. Bref, tout le monde est heureux et nous voilà reconnectés à 100%.
Direction Resto !
Comme c'est l'été depuis une bonne quinzaine de jours et qu'il fait beau, nous décidons, d'un commun accord, de nous installer sur la terrasse d'un petit resto qui se trouve à deux pas de chez moi. L'ambiance est sympathique, on y mange de très bonnes viandes ou du poisson, au choix, et surtout la table à laquelle nous sommes est isolée, je préfère... Pas besoin que le monde entier entende nos conversations qui, pour information, pour l'instant, chers lecteurs, sont au point mort.
Vous voyez, je ne vous cache rien...
Mais attention, cela ne veut pas dire que nous ne communiquons pas... Nous communiquons, au contraire, plus que jamais mais dans le silence. Un silence absolu...
Mon Capitaine me dévore des yeux...
Moi, je le regarde par éclipses en me sentant rougir intérieurement comme une gamine de vingt ans.
Heureusement, le serveur arrive avec la carte des menus et dans la foulée, nous commandons deux coupes de champagne,  histoire de trinquer à nos retrouvailles.
Je suis bien, je le sens à nouveau dans de super bonnes énergies.
- Tchin-tchin... clonk... !
A la nôtre !







J'étais bien, je le sentais à nouveau dans de super bonnes énergies.
- A nous, dis-je en approchant ma coupe de la sienne.
Il me prit la main...
Je la lui laissais...
Le serveur nous amena la carte des menus mais dut s'y reprendre à trois fois avant que nous nous décidions à jeter un œil dessus et à commander.
Je repris ma main...
A la vingt et unième minute, nous commandâmes enfin...
Quoi ?
Je ne sais plus...
Si... peut-être des côtes d'agneau... sans doute, avec des frites...
Bien que je n'avais pas une faim dévorante, je mangeai de bon appétit, lui aussi apparemment, et nous terminâmes notre repas par un petit dessert avant de nous lever et qu'il me propose de me raccompagner.
Au final, nous n'avons parlé de rien.v


 































































Quelques temps plus tard d'ailleurs, lors de notre deuxième séparation qui normalement, devait être définitive, il me ramena lorsque nous nous retrouvâmes, un cadeau qu'il avait acheté lors d'un de ses déplacements en Jordanie.









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